L’ASSASSIN HABITE AU 21 – Henri-Georges Clouzot (1942)

Le succès du film Le Dernier des six, réalisé par Georges Lacombe sur un scénario de Henri-Georges Clouzot, incite Alfred Greven, le directeur de la Continental-Films,  à produire une suite aux aventures policières du commissaire Wens et de sa compagne Mila-Malou. Greven accepte d’en confier la réalisation à Clouzot, son chef scénariste. Les risques commerciaux…

THE PIRATE – Vincente Minnelli (1948)

Avant-garde ! A l’issue d’une projection de travail organisée le 29 août 1947 à la MGM, Cole Porter fait part de ses craintes au producteur Arthur Freed : selon lui, ThePirate risque fort de dérouter le public. Et de fait, malgré son affiche prestigieuse, la sortie de cette comédie musicale atypique va constituer un désastre…

1940-1945 : Un essor surprenant

Sous l’Occupation, le cinéma français, qui connait un surprenant essor, recueille quelques-uns de ses plus grands triomphes, et voit apparaitre une nouvelle génération d’auteurs de talent. En dépit des contraintes idéologiques et économiques et de la tutelle vigilante de la censure – et après une année 1941 plutôt hésitante – le cinéma français va connaître…

NIGHT AND THE CITY – Jules Dassin (1950)

 « La nuit et la ville. La nuit est ce soir, demain soir ou n’importe quel soir. La ville est Londres. » Ces mots – les premiers du film – suffisent à dresser le cadre. Le spectateur les entend alors même qu’il voit Harry Fabian en train de tenter d’échapper à un poursuivant qui le…

NOTORIOUS – Alfred Hitchcock (1946)

Il est des sujets qui donnent des ailes à Hitchcock. L’amour en fait partie. Le film sorti en 1946, sur lequel le réalisateur avait commencé à travailler avec son scénariste Ben Hecht avant même la fin de la guerre, transcende les genres cinématographiques et atteint au chef-d’œuvre absolu. Plus encore qu’avec le scénario, c’est derrière…

CRIME ET CHÂTIMENT – Pierre Chenal (1935)

Ce succès artistique et commercial classe Pierre Chenal parmi l’un des meilleurs réalisateurs de son époque. Par son exemple, il prouve que le cinéma français a des technicien et des artistes de premier ordre. Le face à face Pierre Clanchar-Harry Baur restera un grand moment de cinéma. L’histoire : En 1865, à St-Pétersbourg, Raskolnikov, dit Rodion, (Pierre…

La Fièvre Dostoïevski

Au palmarès des écrivains les plus pillés par le cinéma, Dostoïevski figure parmi les premières places, aux côtés de Shakespeare et d’Alexandre Dumas. Peuplés d’êtres excessifs, ses romans inspirent depuis plus d’un siècle scénaristes et réalisateurs.  S’il avait suivi la voie choisie par sa famille, Fedor Dostoïevski aurait effectué une carrière militaire et la Russie…

CRIME ET CHÂTIMENT – Georges Lampin (1956)

Vous parlez français ? Une fois n’est pas coutume, Gabin fait en 1956 une infidélité à son auteur de chevet, Georges Simenon, pour se plonger dans l’univers d’un des plus grands noms de la littérature russe, Fedor Dostoïevski. L’acteur avait déjà eu l’occasion de découvrir les tourments de  « l’âme slave » en jouant vingt ans plus…

Le cinéma des années « Pompidou »

A l’instar des institutions et des mentalités, le cinéma français n’a pas échappé à l’influence de Mai 68. Les années qui suivirent ce printemps historique furent, dans ce domaine, celles d’une irrésistible évolution vers la permissivité. La période qui s’étend de 1969 à 1974 forme une période historique assez homogène, celle qu’un critique français, Jean-Pierre…

Henri Decoin : l’artisan du septième art

Représentant de cette « qualité française » tant décriée par les jeunes réalisateurs de la Nouvelle Vague, le cinéaste de Premier rendez-vous, Les Inconnus dans la maison, Razzia sur la chnouf et La Vérité sur Bébé Donge a régné pendant trente ans sur le cinéma hexagonal. Avec un enthousiasme jamais démenti… Si son nom a aujourd’hui…

DRAGONWYCK – Joseph L. Mankiewicz (1946)

1844. Miranda Wells (Gene Tierney) quitte sa famille du Connecticut pour rejoindre son riche cousin Nicholas Van Ryn (Vincent Price) qui vit avec sa femme dans la sombre demeure de Dragonwyck. Van Ryn traite ses métayers avec la dureté de ses ancêtres et souffre parallèlement du fait que sa femme, Johanna (Vivienne Osborne), a été…

LA MAISON DU MALTAIS – Pierre Chenal (1938)

Un soir de mai 1937, Pierre Chenal se trouvait  Aux Deux Magots en compagnie de J.B. Brunius, J.G. Auriol, les frères Prévert et Roger Blin. Soudain, un personnage se planta à ses côtés. Sans saluer ses amis – qu’il connaissait tous – il lui lança : « Il faut que je te parle, viens !…

PARTY GIRL – Nicholas Ray (1958)

L’œuvre de Nicholas Ray offre quelques réussites éblouissantes, dont le charme emporte les réserves que peuvent parfois susciter des conventions trop voyantes ou des facilités de scénario. Moins maîtrisé que le violent Johnny Guitar, moins constamment lyrique que l’envoûtant Wind Across the Everglades (La Forêt interdite), Party Girl (Traquenard), reste un de ses plus fascinants chef-d’ œuvre,…

THEY LIVE BY NIGHT – Nicholas Ray (1948)

« L’amour fou isole les amants, leur fait dédaigner les conventions sociales, rompt les liens familiaux habituels et finit par les mener à leur perte. Cet amour effraie la société, il la choque profondément. Et la société fait tout ce qui est en son pouvoir pour séparer ces amants, comme elle le ferait avec deux…

HE RAN ALL THE WAY – John Berry (1951)

Thriller social, film noir, sans doute le dernier du genre, He Ran all the Way constitue le chant du cygne d’une génération de cinéastes de gauche à Hollywood sur le point d’être détruite par les ravages de la Liste noire. Il y a de quoi rester pantois devant la réponse donnée par John Berry à…