SABOTAGE – Alfred Hitchcock (1936)

À la sortie de Sabotage (Agent secret), en 1936, le public comme la presse cria au scandale. On n’assassine pas de la sorte un jeune garçon ! Ce jugement moral fait fi des qualités extraordinaires du chef-d’œuvre le plus sombre de la période anglaise d’Hitchcock. Sabotage est un film d’une grande rigueur qui s’inscrit parmi les meilleurs thrillers psychologiques du maître. Désormais considéré comme exemplaire, il est étudié dans toutes les écoles de cinéma.

SABOTAGE (Agent secret) – Alfred Hitchcock (1936) avec Sylvia Sydney, Oscar Homolka et John Loder

Londres est victime d’un sabotage qui plonge la ville dans le noir. La police soupçonne Carl Verloc. Le tenancier d’un cinéma de quartier pourra-t-il, bien que surveillé, continuer ses activités terroristes sans causer sa propre perte ?

« Sabotage » fut commercalisé aux Etats-Unis sous le titre « The Woman alone » (La Femme seule)

Après deux brillantes comédies d’espionnage, deux films à la fois ludiques et profonds, L’Homme qui en savait trop (The Man Who Knew Too Much, 1934) et Les Trente-Neuf Marches (The 39 Steps, 1935), Hitchcock se plongea un peu plus dans les tréfonds conscients et inconscients de ses personnages. Sabotage met en scène deux espions improvisés face aux difficultés inhérentes à leur activité clandestine, et aux problèmes de conscience qu’elle peut éveiller. En choisissant, au début de 1936, d’adapter un roman de Joseph Conrad, L’Agent secret, le réalisateur poussait un peu plus loin sa descente dans l’enfer psychologique d’un tueur.

SABOTAGE (Agent secret) – Alfred Hitchcock (1936) avec Sylvia Sydney, Oscar Homolka et John Loder – SOURCE CREDIT – « British Film Institute »
Fini de rire !

Le rire souverain de L’Homme qui en savait trop et des Trente-Neuf Marches cède la place dans Sabotage à une exploration des bas-fonds du terrorisme. La nouvelle œuvre d’Hitchcock devait être un prototype du film noir, avec tout ce que cet adjectif implique. Le livre de Conrad offrait, selon les mots de Jorge Luis Borges, « la compréhension parfaite d’un homme qui cause la mort d’un enfant ». Le film puise sa matière première dans le roman de l’écrivain. Comme l’écrit Donald Spoto, Hitchcock trouva sans doute dans l’œuvre de Conrad des idées proches des siennes « sur la banalité du mal, le transfert de culpabilité, la précarité des affections humaines et la duplicité inhérente aux activités d’espionnage et de contre-espionnage ». Le metteur en scène pouvait également se retrouver dans des déclarations de Conrad telles que, par exemple : « Le monde est organisé de telle manière, aujourd’hui, qu’une vocation vraie, suivie jusqu’au bout et façonnant logiquement une forte personnalité, est chose rare. » N’était-ce pas ce à quoi tendait Hitchcock : une « vocation vraie suivie jusqu’au bout» ? Il le démontra à nouveau.

SABOTAGE (Agent secret) – Alfred Hitchcock (1936) avec Sylvia Sydney, Oscar Homolka et John Loder

Quelques adaptations furent bien sûr nécessaires pour porter le roman à l’écran. Il s’agissait avant tout de faire parler la caméra. Le réalisateur s’envola pour Saint-Moritz en compagnie de son fidèle scénariste Charles Bennett afin de travailler à l’adaptation. Fin février, ils étaient déjà de retour à Londres, et le découpage était fin prêt. Hitchcock mit une équipe au travail sur les dialogues, et se consacra à la distribution. Robert Donat fut envisagé pour tenir le rôle de Ted, l’agent de Scotland Yard déguisé en vendeur de fruits. Mais, pour une raison restée obscure (on a évoqué une crise d’asthme de l’acteur, ou un refus de son agent qui trouvait le rôle trop secondaire), l’acteur qui avait été si convaincant dans Les Trente-Neuf Marches dut décliner l’offre. Le second choix, John Loder, eut fort à faire pour affirmer le personnage de Ted face aux deux grands qu’étaient Sylvia Sydney et Oscar Homolka. Ces deux acteurs remarquables s’imposèrent avant tout par leur physique particulier : Truffaut, tout en s’excusant de cette remarque peu galante, affirmait que Sylvia Sydney ressemblait à… Peter Lorre ! Hitchcock lui-même joua de ces deux visages et de ces deux regards. Il en résulta d’ailleurs une nouvelle incompréhension entre le réalisateur et ses acteurs. Lors de la scène où elle tue Carl Verloc, Sylvia Sydney était si désemparée de n’avoir aucune réplique à dire et aucune indication d’Hitchcock, qu’elle fondit en larmes. Le réalisateur, de son côté, se régalait en filmant en gros plan le chou et les pommes de terre. Les acteurs, expliquait-il, devaient simplement être naturels : « Lorsque l’on construit un film de cette façon, il n’est pas nécessaire de recourir à des acteurs virtuoses qui atteignent des effets et des moments de haute tension par leurs propres moyens ou qui agissent directement sur le public par la puissance de leurs dons et de leur personnalité. À mon avis, l’acteur dans un film, doit être beaucoup plus souple, et en vérité il ne doit absolument rien faire. Il doit avoir une attitude calme et naturelle – ce qui n’est d’ailleurs pas si simple que cela – et il doit accepter d’être utilisé et souverainement intégré au film par le metteur en scène et la caméra. Il doit laisser à la caméra le soin de trouver les meilleurs accents et les meilleurs points culminants. »
Toutefois, il n’est pas facile pour un acteur de simplement se soumettre à la caméra, au risque d’avoir le sentiment de ne servir à rien. Si ce sentiment fut celui de Sylvia Sydney un moment, il la quitta vite. L’actrice américaine put prendre la mesure du génie d’Hitchcock en voyant le bout-à-bout de la séquence du meurtre. Fascinée, elle murmura alors : « Il faut qu’Hollywood entende parler de cela. »

SABOTAGE (Agent secret) – Alfred Hitchcock (1936) avec Sylvia Sydney, Oscar Homolka et John Loder
Shocking !

Sabotage sortit en décembre 1936. Hitchcock était loin de s’attendre aux réactions qu’il suscita. À l’issue de la projection de presse, un journaliste de The Observer se rua sur le réalisateur les poings en l’air, en criant : « Comment osez-vous faire une chose pareille ? J’ai un enfant de cinq ans. » Il parlait, bien sûr; de la mort de Stevie, emporté par la bombe. La critique fut unanime sur ce point, profondément choquée par la mort du garçon. François Truffaut lui-même considéra que tuer un enfant frôlait « l’abus de pouvoir du cinéma ». L’écrivain Borges sortit du film écœuré : « Conrad nous apporte la compréhension parfaite d’un homme qui cause la mort d’un enfant ; Hitchcock s’attache par son art (et les yeux obliques et douloureux de Sylvia Sydney) à ce que cette mort nous attendrisse. L’effort de l’un fut intellectuel, celui de l’autre est tout au plus sentimental.

SABOTAGE (Agent secret) – Alfred Hitchcock (1936) avec Sylvia Sydney, Oscar Homolka et John Loder

Ceci n’est pas tout : le film – oh complémentaire, insipide horreur ! – comporte un épisode amoureux dont les protagonistes, continents non moins qu’épris, sont la martyre Mme Verloc et un détective costaud et soigné, déguisé en marchand de légumes.» On imagine que le grand écrivain argentin, s’il l’a vu, a dû frôler la crise cardiaque devant Psychose, où Marion Crane rejoint son amant (un homme marié !) après avoir dévalisé son patron, avant de finir immolée sur l’autel d’un voyeur psychotique. Car l’ironie des lignes écrites par Borges ne cache pas l’aspect moral de son commentaire, qui sera unanimement repris par les critiques. Soucieux de ne pas s’aliéner son public, Hitchcock reconnaîtra son erreur. Mais avec la malice qui le caractérisait, il répétera à plusieurs reprises avoir commis un péché capital (cardinal sin) : si erreur il y avait, elle était relative à la morale chrétienne. Car par-delà la morale, la mort de Stevie compte parmi les scènes les plus puissantes de toute l’œuvre d’Hitchcock « Rien de mieux qu’une bonne bombe [pour créer le suspense] », dira ainsi le réalisateur. Et effectivement, celle de Sabotage porte à sa quintessence le suspense, qui devient là synonyme du sentiment de l’écoulement du temps. La durée est essentielle dans cette scène qui semble s’éterniser. C’est pour cette raison qu’Hitchcock imagina la parade du Maire et, surtout, le bus roulant au pas derrière la procession. « Ainsi, le bus roule très lentement, expliqua le réalisateur ; ce qui ajoute au suspense. » Pendant la course en bus, Hitchcock multiplie les inserts d’horloges et superpose à l’image du colis meurtrier que porte le jeune garçon celle d’un mécanisme de montre. Ces plans évoquent le temps qui passe et la menace qui s’approche, mais également le mécanisme de la bombe : la minuterie. Bombe et horloge forment ainsi une seule et unique entité. Le temps devient menaçant. L’extrême rigueur du metteur en scène va plus loin : l’explosion est comparée au chant des oiseaux. (« N’oubliez pas, les oiseaux chanteront à 13 h 45 », dit le mot de l’artificier) Comment ne pas penser ici aux coucous des horloges ? Oiseaux, écoulement du temps et menace de la bombe sont ainsi mis en parallèle pour une plus grande cohérence de l’intrigue. Et c’est bien en entendant Stevie essayer de faire chanter ses canaris que Carl a l’idée de lui confier le colis piégé.

SABOTAGE (Agent secret) – Alfred Hitchcock (1936) avec Sylvia Sydney, Oscar Homolka et John Loder
Promenade londonienne

Sabotage offre un portrait attachant et sincère du Londres des années 1930. Comme à chaque fois qu’Hitchcock s’empara d’un scénario se déroulant à Londres, il réussit à faire vivre les quartiers mis en scène parce qu’il les connaissait bien, pour y avoir grandi. Le film comporte effectivement une dimension autobiographique. Le cinéma des Verloc, le Bijou, jouxte la boutique d’un marchand de primeurs. Comment ne pas y voir une allusion aux aspirations d’Hitchcock (le cinéma) côtoyant le métier paternel – le père d’Hitchcock vendait des fruits et légumes. Le réalisateur fera revivre une atmosphère londonienne similaire près de quarante ans plus tard, dans Frenzy. Là aussi, il nous plongera dans un Londres populaire et vivant ; là aussi, les fruits et légumes seront le théâtre d’un crime.Sabotage porte également la réminiscence du premier chef-d’œuvre d’Hitchcock, The Lodger : Le film que porte le jeune Stevie s’intitule Barthélemy l’Étrangleur : Comment ne pas y voir à la fois un clin d’œil au tueur de The Lodger et une anticipation de l’étrangleur à la cravate de Frenzy ?

Faire bombance

S’il avait été Français, Hitchcock aurait probablement aimé l’expression « faire bombance» (manger à s’exploser la panse), lui qui ne cessera de lier pulsion meurtrière et alimentation tout au long de son œuvre. La nourriture et la mort se rejoignent. Dans Sabotage, cette union constitue comme le fil d’Ariane de l’intrigue. Le faiseur de bombes cache son liquide dans une bouteille de ketchup ; Ted est un faux vendeur de fruits et légumes qui porte des salades aux Verloc (là aussi le français convient à merveille : Ted qui feint de s’inquiéter du goût des Verloc – scarole ou laitue ? – ne raconte que des salades), et paye son entrée au cinéma avec une pomme. Plus tard, il offre un steak à Sylvia et à son jeune frère. On avait auparavant découvert Stevie en train de faire la cuisine. Enfin, le meurtre de Carl se fait avec un couteau de cuisine (comme dans les films Chantage (Blackmail, 1929) et Le Rideau déchiré (Torn Curtain, 1966) ). Cette mise en parallèle rejoint la préoccupation très hitchcockienne qui lie la pulsion de meurtre et le plaisir physique – ici celui de la nourriture.

SABOTAGE (Agent secret) – Alfred Hitchcock (1936) avec Sylvia Sydney, Oscar Homolka et John Loder

L’autre thématique sous-jacente dansSabotage est également typiquement hitchcockienne. Il s’agit du jeu entre les apparences et la réalité, un thème traité ici à travers le cinéma. Les Verloc tiennent une salle de cinéma, ce qu’ils diffusent est lié au développement de l’intrigue. Quand Ted pénètre chez eux avec ses salades, il entend un cri, venu de la salle de projection, et demande si on assassine quelqu’un. Le film qu’il entend est la préfiguration du massacre que se prépare à commettre Carl. De la même manière, le titre macabre du film que Stevie transporte (Barthélemy l’Étrangleur) annonce la mort du jeune garçon. Plus tard, c’est en regardant un instant un dessin animé de Walt Disney que Sylvia commence à se demander qui a tué son frère. Cette intrusion du cinéma dans la réalité se retrouvera dans plusieurs films d’Hitchcock, à commencer par la poursuite du saboteur devant l’écran de cinéma dans La Cinquième colonne (Saboteur, 1942).

SABOTAGE (Agent secret) – Alfred Hitchcock (1936) L’Américaine Sylvia Sydney (1910-1999) décida très jeune de devenir actrice. Encouragée par ses parents, elle débuta au théâtre, à Broadway, où elle connut un succès retentissant. Dès la fin des années 1920, elle conquit Hollywood, tant par son charme étrange que par ses qualités de comédienne. Durant les années 1930, elle enchaîna les performances, jouant les geishas dans Madame Butterfly (Marion Gerin, 1932) ou répondant aux appels de Fritz Lang. À la fin de sa carrière, elle fit des apparitions remarquées dans Beetlejuice (Tim Burton, 1988) ou Mars Attacks ! (Tim Burton, 1996). Oscar Homolka (1898-1978) était né à Vienne, où il débuta sa carrière de comédien. L’arrivée d’Hitler au pouvoir le poussa à émigrer. Son passage en Grande-Bretagne et sa collaboration avec Hitchcock lui offrirent une carte de visite suffisante pour percer à Hollywood, en 1937. Aux États-Unis, il joua régulièrement les rôles de méchants, mais s’essaya également aux comédies, avec un indéniable succès sans pourtant jamais pouvoir prétendre aux premiers rôles. Quant à John Loder (1898-1978), lorsqu’il tourna Agent secret, il avait déjà dix ans de carrière d’acteur derrière lui, et un premier passage à Hollywood, où il retourna au début de la Seconde Guerre mondiale, se spécialisant ensuite dans les séries B.

Une fois passés les premiers temps où la critique se montra surtout choquée par la mort du jeune Stevie, Sabotage commença à être jugé comme un des grands films d’Hitchcock qui, par son traitement et par les thématiques qu’il aborde, constitue une pierre de touche dans l’œuvre du metteur en scène. Aujourd’hui, la scène de la mort de Carl Verlac constitue un exercice incontournable étudié dans toutes les écoles de cinéma à travers le monde.

L’histoire


Vent de panique à Londres : Londres est victime d’une panne de courant générale. La centrale électrique a été sabotée! Au cinéma que tiennent Carl Verloc et sa femme Sylvia, les spectateurs réclament le remboursement de leur billet. Ted, un vendeur du magasin de primeurs voisin, vient en aide à Sylvia, seule à la caisse. Verloc rentre discrètement chez lui et feint d’ignorer la panne. Il invite Sylvia à rembourser les clients. Un vendeur : Au moment où Sylvia s’apprête à rembourser les clients, la lumière réapparaît. Le film reprend, et les Verloc peuvent tranquillement passer à table. Ted tient à leur apporter lui-même la salade qu’était venu chercher le jeune frère de Sylvia, Stevie. Il s’étonne que Verloc affirme n’être pas sorti. Ted quitte ensuite précipitamment son travail.


Spencer de Scotland Yard : Ted se rend à Scotland Yard, qui est son véritable lieu de travail. Son poste de vendeur est en fait une cache pour surveiller Verloc. Son supérieur l’incite à la vigilance, redoutant que la panne n’annonce une action plus violente, et il lui conseille d’interroger Sylvia. Ted fait suivre Carl Verloc. Rendez-vous secret au zoo : L’homme chargé de la filature suit Verloc jusqu’au zoo. Là, Carl rencontre un homme. Ce dernier n’est pas satisfait du premier sabotage. Il refuse de le payer avant l’exécution d’une seconde mission: la pose d’une bombe en plein centre de Londres pendant la parade du Maire! Carl Verloc est contraint d’accepter. Pendant ce temps, Ted feint de rencontrer par hasard Sylvia et son jeune frère.


Mme Verloc ne sait rien : Ted entraîne Sylvia au restaurant, avec Stevie. Il tente de la questionner, mais la jeune femme semble ne rien savoir des activités de son mari. Pendant ce temps, la filature continue. L’autre policier suit Verloc jusqu’à un magasin qui vend des oiseaux. Le vendeur est l’artificier qui doit fournir la bombe à Carl. Autant d’éléments que le policier, de loin, ne peut pas réussir à comprendre. La double vie de « Mr V » : Verloc reçoit la visite de plusieurs hommes qui attirent l’attention de Ted, lequel parvient à surveiller la réunion. Mais, repéré par un ami de Verloc, il doit quitter les lieux. Il a été reconnu par un des hommes, qui apprend à Verloc qu’il s’agit en fait d’un inspecteur de police. En découvrant cela, les hommes refusent d’aider Verloc. Il doit agir seul.


Le paquet : Le jour convenu, on livre une cage à oiseaux où est cachée la bombe préparée pour exploser à 13 h 45. Verloc s’apprête à la porter, quand Ted arrive. Il confie alors le colis à Stevie, en même temps que des bobines de film et le pousse à les livrer rapidement. Ted, qui ne se cache plus, interroge Verloc. Stevie et la livraison : Stevie part pour sa livraison. Mais la ville de Londres présente beaucoup de curiosités pour un jeune garçon. Il est contraint de servir de cobaye à un bonimenteur ; il est ensuite retardé par la parade du Maire et finit par prendre le bus pour accélérer sa course. Peine perdue: à 13 h 45, Stevie est encore dans le bus, et il meurt dans l’explosion.


Le drame : Chez les Verloc, Ted prend connaissance de l’explosion qui vient de se produire. Carl a un excellent alibi, puisqu’il était en compagnie de Ted. De son côté, Sylvia s’inquiète de ne pas voir revenir Stevie. Elle apprend que la bobine du film a été retrouvée sur les lieux de l’attentat et comprend qu’il est mort. Carl la pousse, avec froideur, à oublier son frère… Dîner chez les Verloc : Sylvia tente de se ressaisir. Elle retrouve Carl à table et commence à servir les plats avec un grand couteau … Au moment où son mari évoque Stevie, elle prend conscience de l’arme qu’elle tient dans sa main. Carl se rend alors compte du danger qu’il court et tente de s’approcher de Sylvia. Ce mouvement lui sera fatal : Sylvia réagit brusquement et le tue.


La police impuissante : Ted se rend chez les Verloc  et trouve Sylvia affligée. Il tente de la réconforter avant de découvrir le cadavre de Carl. Sylvia veut se rendre au commissariat pour avouer son crime. Mais Ted tente de l’en dissuader, et lui propose, par amour, de fuir avec elle en France. Un suspect explosif : L’artificier part récupérer la cage à oiseaux qui pourrait le compromettre. La police le suit. Quittant les lieux, Ted et Sylvia voient arriver la police. Sylvia tente d’avouer son crime, mais Ted l’en empêche. Entré chez Verloc, l’artificier découvre le cadavre, et comprend qu’il est pris dans un piège. Il fait sauter l’appartement. Toutes les traces du meurtre de Sylvia disparaissent dans l’explosion. Elle et Ted peuvent partir en paix.

Fiche technique du film

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